Non lieu pour Rémi Fraisse : Mort de Rémi FRAISSE : permis de tuer !

Mort de Rémi FRAISSE : permis de tuer !

Comment le « maintien de l’ordre » peut-il tuer quelqu’un sans qu’aucune faute n’ait été commise ?

Tuer quelqu’un est illégal. Donner l’ordre de jeter des grenades sur des manifestants ne peut pas
être considéré comme légal et la mort d’un jeune pacifiste parmi ces manifestants, comme un accident.

Cela revient à donner un permis de tuer aux forces de l’ordre.

à réécouter dans les pieds sur terre le reportage

Le 31 Juillet 1977, sur le site dédié à la centrale nucléaire Superphenix, et le 25 octobre 2014, sur le site promis au barrage de Sivens, Vital Michalon et Rémi Fraisse, militants écologistes sont tombés sous les grenades offensives de la gendarmerie. Souvenirs de leurs proches.

https://www.franceculture.fr/emissions/les-pieds-sur-terre/de-creys-malville-a-sivens-vital-michalon-et-remi-fraisse-r

 

 

 

 

 

liens sur :

https://reporterre.net/Mort-de-Remi-Fraisse-les-juges-confirment-le-non-lieu-les-questions-demeurent

https://www.mediapart.fr/journal/france/090118/les-juges-delivrent-un-non-lieu-l-affaire-remi-fraisse-est-enterree?onglet=full

https://fr-fr.facebook.com/Nantes.Revoltee

 

Communiqué de la famille.

Mort de Rémi FRAISSE : permis de tuer !
Lundi 08 janvier 2018, l’ordonnance de non lieu a été rendue par les juges d’instruction du Tribunal
de Grande Instance de Toulouse.
Pour les juges d’instruction, il ne résulte pas de l’information de charges suffisantes contre
quiconque d’avoir, à Lisle sur Tarn, dans la nuit du 25 au 26 octobre 2014, sur la personne de
Rémi FRAISSE, commis le crime de violence ayant entrainé la mort sans intention de la donner ni
le délit d’homicide involontaire.
Pour les juges d’instruction, aucune faute caractérisée n’a été commise et les obligations de
prudence et de sécurité ont été respectées. La grenade OF-F1 qui a tué Rémi a dû être utilisée en
raison de l’impérieuse nécessité de mettre à distance les opposants les plus virulents. Les
gendarmes ne pouvaient défendre le terrain autrement.
Ayant respecté le cadre légal, le gendarme n’est pas pénalement responsable car il a accompli un
acte prescrit par loi, autorisé par des dispositions législatives, ou commandé par l’autorité légitime.
Nous accusons réception du non lieu ordonné par les juges d’instruction, tristement sans surprise
mais non sans un sentiment un peu plus fort aujourd’hui encore que les juges d’instruction et l’Etat
ne veulent pas traiter ce dossier avec justice.
Comment le « maintien de l’ordre » peut-il tuer quelqu’un sans qu’aucune faute n’ait été
commise ?
Tuer quelqu’un est illégal. Donner l’ordre de jeter des grenades sur des manifestants ne peut pas
être considéré comme légal et la mort d’un jeune pacifiste parmi ces manifestants, comme un
accident. Cela revient à donner un permis de tuer aux forces de l’ordre.
Toute personne qui sait lire, verra dans le dossier, les incohérences, les zones à exploiter, les
manquements dans les responsabilités de l’autorité civile.
Toute personne découvrira aussi, les contradictions dans les auditions des gendarmes :
contradictions entre eux, contradictions entre eux et leur hiérarchie, voire même contradictions
dans une même audition.
Les juges ne s’en sont pas saisi !
De la même façon, toutes les demandes d’acte ont toutes été refusées. Absence de reconstitution,
d’appel à témoins, d’auditions du préfet du TARN, du directeur de cabinet, refus de visionnage des
vidéos, non prise en compte des témoignages évoquant des équipes hors du grillage, en
offensive..
Le Procureur avait précisé : « rien (…) dans le dossier n’autorise à dire que, ce soir-là, [Rémi
Fraisse] ait à quelque moment que ce soit commis un acte violent ». Au contraire, « c’est mû par des
convictions pacifistes (…) qu’il avait imaginé (…) se rendre pour la première fois sur le site de Sivens ".
Rémi FRAISE avait les mains levées en signe d’apaisement.
A nouveau, les juges n’ont mené aucune investigation et sont restées silencieuses sur ce point.
Combien de Rémi, militants pacifistes et écologistes vont devoir se faire tuer pour que l’Etat
français arrête de faire usage de telles armes dans le cadre d’opération de maintien de l’ordre.
La grenade offensive OF F1 a été interdite.
Il y a donc bien des responsables au niveau de l’Etat qui ont tranché en décidant que l’usage de
cette arme était dangereux, disproportionné, inutile.
Restent encore en circulation la grenade GLI-F4, la grenade de désencerclement.
De nombreux suicides sont enregistrés au sein des forces de l’ordre. Leur demande t on trop
souvent d’agir à l’inverse de leurs valeurs ou pour des objectifs qui outrepassent le cadre légal du
maintien de l’ordre ?
Les gendarmes défendaient un terrain qui était vide. Rémi a été tué.
Nous ne souhaitons pas montrer du doigt telle ou telle personne, ni poursuivre à tout prix un
gendarme plutôt qu’un autre. Notre souhait aujourd’hui est celui de mettre en lumière les
dysfonctionnements d’un système qui préfère mener jusqu’au bout une mission illégale au point de
mettre en danger manifestants et forces de l’ordre, plutôt que de se mettre autour d’une table et
discuter.
Nous irons jusqu’à porter ces faits devant la Cour européenne des droits de l’homme et
demanderont à ce que la responsabilité de l’etat soit engagée.
La famille de Rémi FRAISSE .

 

 

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Marcelo

Author: Marcelo

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