Les paysans de Notre-Dame-des-Landes sont empêchés de travailler par l’agitation sur la Zad" (et les légions de Macron)

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"Les paysans de Notre-Dame-des-Landes sont empêchés de travailler par l’agitation sur la Zad"

28 mai 2018

Et on pourrait rajouter  : "et les jeunes et moins jeunes qui soutiennent la ZAD sont mutilé(es) par la gendarmerie dans l’indifférence  quasi complète des ancien(nez) opposants à l’aéroport de Notre Dame des landes...

Mobilisons-nous pour faire pression face au gouvernement pour qu’ils désserent l’étau militaire sur la ZAD et que tout le monde puisse respirer, les hommes, les femmes et les animaux d’élevage, qu’ils puissent paître en paix dans les champs sans gaz et que les activités agricoles reprennent, c’est sûr.

Nous sommes le 17 mai 2018 : jour de la seconde attaque des GM et on se pose la question comme tout le monde de ce danger permanent qu’ils nous font subir.

Liminbout vers 10h /11 h du matin le jeudi 17 mai.

Nous étions à trois au retour de la Rolandière en passant par les champs et puis en remontant le chemin du troupeau de Sylvie et Marcel

et au coin du champs Sylvie surveillait ses vaches qui étaient dans le champs d’à côté . De l’autre côté de la haie les gendarmes arrosaient le champs de Sylvie et Marcel  celui qui est juste devant la haie des bâtons .

On entend la détonnation d’une Gli F4 : du gaz , de la poudre 25 g un effet de souffle d’un mètre de diamètre . Nous sommes assez loin de l’impact cette fois ci.

Donc, 5  jours plus tard, deux champs plus loin, Maxime n’a pas eu cette chance d’échapper à leur terreur planifiée.

 

Mais il faudrait que les paysans n’oublient pas trop vite que leurs fermes ont été sauvées par tout un mouvement qui s’est ancré ici et d’autres (hors sol) dixit Julien Durand qui sont venu(es) maintes fois défendre ce bocage et vos fermes avec leur bonne volonté et leur courage et qu’ils ont payé(es) aussi le prix fort, celui des blessures et autres conséquences de cette lutte.

(ce qui n’est pas le cas de certain(es) comme Sylvie et Marcel)

Et qu’eux aussi ont mis de côté leur journé(es) de travail pour venir soutenir votre bocage, ils ne venaient pas cueuillir des champignons .

N’oubliez pas messieurs et dames de la campagne que nous autres aussi travaillons tous les jours de notre vie comme tout un chacun.

On ne vient pas sur le bocage de Notre Dame que pour notre bon plaisir et passer du bon temps à se prendre du gaz à gogo, et des blessures à perpette parce que l’on a rien à faire d’autre seulement glander et perdre notre temps dans les AG . "Moi, je travaille" litanie si souvent entendue....

Que le bon sens revient, il n’est pas que paysan ...

Vous vivez sur des terres qui ont été défendues par tout un monde et elles ne sont pas rasées, elles ont été sauvées et tant mieux.

Faisons pression ensemble dans le bon sens et pas dans celui des coups de force, on peut résoudre, on doit résoudre.

 un Marcel des Villes .

Rappelons que les routes étaient ouvertes et il n’avait pas de barricades avant l’arrivée de la légion Macron ? N’inversons pas le scénario !

Tiens des textes publiés sur zad.nadir pour sortir par le haut de cette division si souhaitée par Macron et sa sbire Nicole Klein préfète des Gaules.

zad_des_questions_pour_la_suite-2.pdf

sens_politique_zad.pdf

 

 

 

 

Mercredi 23 mai, des agriculteurs de la Zad de Notre-Dame-des-Landes et des alentours ont diffusé un communiqué alertant sur leurs difficultés à exercer leurs activités dans un contexte d’opérations militaires :

« Mercredi 23, en fin de journée, nous nous sommes retrouvés, une petite centaine de personnes de Copain 44, de comités de soutien du secteur, de l’Acipa, sur la D81, vers la Vache Rit, pour s’assurer que le camion du laitier pourrait accéder à la ferme d’Hervé Bézier, proche du carrefour de la Saulce.

C’était aussi l’occasion de faire le point sur les conditions de vie et d’activité sur la Zad aujourd’hui. Depuis que le gouvernement a entrepris les opérations d’expulsions destructions, les affrontements entre l’énorme dispositif policier et des opposants et leur soutiens ont pour effet de bloquer en permanence le cœur de la Zad. Les tranchées et les barricades quotidiennement reconstruites, mais aussi les centaines de policiers avec blindés, engins de chantier et contrôles et fouilles incessantes impactent directement la vie des habitants de la zone mais aussi de tous les habitants des communes voisines, depuis le 9 avril.

Pour les paysans anciens et nouveaux, c’est l’impossibilité de mener normalement les travaux de printemps. Pour les paysannes et paysans résistants historiques les plus impactés, Hervé Bésier, Brigitte, Sylvain et Justin Fresneau, Sylvie et Marcel Thébault, Joël Bizeul, la situation devient purement invivable : prairies piétinées et polluées par les gaz lacrymogènes ou autres, jonchées de débris de grenades, voire de restes de barricades ; barrières restées ouvertes ; clôtures coupées ou défoncées ; bêtes régulièrement sorties ; impossibilités d’accéder aux parcelles...

Pour tous, c’est quotidiennement négocier l’accessibilité de leur ferme pour les livraisons et la tournée du laitier ; composer avec le bruit permanent de l’hélico et des explosions et les contrôles incessants à chaque déplacement ; supporter les engins de chantier qui traversent les terres fraîchement semées et les parcelles prêtes à faucher ; l’affolement des bêtes, particulièrement des lots de génisses qui, pour la plupart, n’ont pas encore pu être sorties.

Hervé, dont le siège de la ferme et les parcelles sont les plus proches des points d’affrontements permanents, est limité sur les parcelles accessibles par ses vaches, n’a pas pu préparer ses semis de maïs, ne peut pas faire ses premières fauches et se retrouve sans stock fourrager.

Aux Domaines, la famille Fresneau, en plus des mêmes contraintes, est confrontées à un voisinage particulièrement agressif. Plusieurs personnes, promouvant un anti-spécisme radical, squattent la maison voisine de la ferme et les insultent régulièrement sur leurs pratiques professionnelles. Les clôtures sont tous les jours volontairement coupées et les bêtes poussées à l’extérieur. Ils sont confrontés quotidiennement à un radicalisme fascisant qui vise à imposer l’anti-spécisme sur l’ensemble du territoire, voire de la société toute entière. Depuis plusieurs jours, la maison qui avait été expulsée et murée à été réoccupée par les mêmes et leurs soutiens, qui construisent des chicanes et barricades sur la D81 pour, soit-disant, se protéger d’une expulsion et d’une destruction. Ils bloquent de ce fait tous les accès aux fermes.

Les paysannes et paysans historiques sont tous à bout de nerf et à la limite de craquer. Ils ont un besoin urgent de notre soutien à tous. Tout le monde s’accorde pour reconnaître que la situation est bien pire aujourd’hui qu’avant le 9 avril, et bien plus complexe que lors de la lutte contre le projet de transfert de l’aéroport. Toutes les composantes des opposants à l’aéroport unissent leurs efforts, chacun avec ses moyens, pour défendre un avenir désirable sur ce territoire où tout ce qui s’y vit de constructif puisse se pérenniser, mais il est fondamental que nous nous mobilisions tous pour protéger et soutenir nos collègues paysannes et paysans. »

  • Source : Copain d’abord comme la chanson de Brassens j’espère

  • copain44 (courriel)

  • Les paysans solidaires des ouvriers en 1968.
  • La solidarité existe-elle toujours  aujourd’hui ? On le verra .....assez vite....
Marcelo

Author: Marcelo

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