La Bac charge et interpelle deux syndicalistes CGT hier soir

La Bac charge et interpelle deux syndicalistes CGT hier soir après avoir détruit le mur destiné à De RugyenVain.

Un belle manifestation en vérité, bien dense où on se parle et échange sans agression et une écriture de slogans sur les murs de la ville (ah ça c’est pas normal, ah bon ?).

Ambiance de la manif de Nantes à 14 H 30 de la Place du Commerce au Mac Do bleuté de CRS

On arrive devant les CHU pour la dispersion et la tête du cortège avec les syndicalistes bifurquent pour aller au 50 otages et direct lancer de grenades de désencerclement sur le cortège et gaz et charge. voilà comment ils gèrent le maintien de l’ordre .

Aller à droite cela pique les yeux

Après cette volée de gaz et d’assourdissantes à tout va, on rejoint les camions sonos sur le RD point d’exlamation à la pointe de l’île Feydeau.

Et commence la construction du mur de la honte qui était destiné à l’agence politique De Rugit enVain.

Tout va bien, les forces de l’ordre en rangs d’ognons avec de multiples couches pour passer l’hiver au chaud restent stoïques parce qu’ils touchent les primes de déplacement non taxés.

"On travaille ensemble"

les prises de paroles

Bel ensemble commun de constructeurs en liberté  pour bâtir du futur possible.

Chansons, discussions et même l’international est entonné.

le Canon à eau contre le social

Et vers 19 h, fin de la récréaction pour nos détracteurs aux ordres de la préfète en goguette.

Et pan le camion à flotte déverse et renverse le mur en quelques minutes .

Tout le monde se retire pacifiquement pas un seul lancer de quoi que ce soit plutôt la rage entre les dents .

Ils ont pris des syndicalistes

OUEST FRANCE 23/24/09/2017

Une fatigue et amertume nous envahit . Et là ils balancent les gaz vers la rue du CHU et tapent dans le tas pour aller sortir du camion de la CGT sud deux syndicalistes et un jeune de 14 ans pour les embarquer .

.

Les militants les invectivent et les traitent comme il se doit, donc comme ils sont très sensibles, ils nous chassent et en interpellent de plus belle en nous menaçant avec leur laser d’LDB et grenade de désencerclement.

et la BAC, elle fait quoi,  la belle ?

La transformation de la France a commencée avec Macron à deux balles qui va nous envoyer en pagaille.

C’est ce que le gouvernement appelle le dialogue social renforçé

Evidemment, ils le font avec leur délicatesse habituel de voyou en uniforme cela facilite leur méthode de gansters, la grenade à la main .


Observatoire nantais des libertés dans l’état d’urgence
Communiqué
 
Manifester est une liberté fondamentale qui doit être respectée
Nantes, le 22 septembre 2017
 
L’Observatoire nantais des libertés dans l’état d’urgence est présent aux différentes manifestations afin de regarder l’exercice du droit de manifester.

Ce jeudi 21 septembre à Nantes, la manifestation sur les « ordonnances Travail » a été observée depuis la place du Commerce jusqu’à son terme devant le CHU, au croisement du Bd Jean Philippot et du Cours Olivier-De-Clisson.
La manifestation s’est déroulée sans aucun incident. Mais à la fin, alors que des véhicules et des manifestants s’étaient engagés dans le Cours Olivier-De-Clisson, la police a lancé de nombreuses grenades lacrymogènes et des grenades de désencerclement. Le gaz lacrymogène s’est dispersé sur l’ensemble du croisement noyant une grande partie de la manifestation dans un nuage. Toutes les personnes ont ressenti que cette action des forces de l’ordre était disproportionnée au regard de la situation.
 
Par la suite, un mur de parpaings a été érigé sur le rond-point entre l’allée de Turenne et la rue Gaston Veil avec un rassemblement de manifestants. Avec la dispersion de ce rassemblement, des personnes ont été blessées. La police a arrêté des manifestants. L’Observatoire relève que la police a toujours à disposition des flash-balls ; il renouvelle sa demande d’interdiction dans les manifestations de l’usage des flash-balls et lanceurs de balle de défense susceptibles de blesser de manière irréversible.  
 
L’Observatoire s’est exprimé à différentes reprises ces derniers mois sur le droit de manifester. Il rappelle que la police a une mission de maintien de l’ordre public. Elle doit accomplir cette mission de service public de manière proportionnée et adaptée. Et, l’action des forces de l’ordre ne doit pas avoir pour effet de dissuader les citoyen-nes qui veulent s’exprimer pacifiquement dans la rue, de participer aux manifestations.  
 
L’Observatoire nantais des libertés dans l’état d’urgence appelle à la vigilance permanente sur l’exercice des droits et des libertés dont le droit de manifester : observatoirelibertesnantes@rezocitoyen.net
 
L’Observatoire nantais des libertés dans l’état d’urgence composé d’associations (Association Républicaine des Anciens Combattants, Attac, Droit au logement, France Palestine Solidarité, Ligue de l’Enseignement-Fédération des Amicales Laïques, Ligue des droits de l’Homme, Maison des Citoyens du Monde, Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples, Mouvement National de Lutte pour l’Environnement, Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat des Avocats de France, Tissé Métisse), de syndicats et de citoyen-ne-s a été mis en place le 15 décembre 2015.

 

Compte rendu de Nantes Révoltée

Rien à dire, c’est cequi s’est réellement passé

21 septembre à Nantes : Macron au pied du mur

Des casernes qui prennent feu. Un président détesté au bout de 4 mois de mandat. Des milliers de CRS qui se font porter pale les jours de manif. Le port de Rouen bloqué par les dockers. Les routiers qui menacent de paralyser le pays. Il y a décidément une drôle d’ambiance cet automne en France.

La veille du passage en force de Macron par ordonnances, des grèves et des manifestations sont organisées jeudi 21 septembre. A Nantes, dès l’aube, plusieurs actions sont lancées, notamment un péage gratuit au sud de la ville. Les lycéens aussi s’organisent, ici un petit-déjeuner, là bas une tentative de blocus perturbée par la police ou des distributions de tract. Comme la semaine dernière, à midi, un banquet réuni dans la rue syndicalistes, occupants de la ZAD et étudiants avant la manifestation. La foule s’amoncelle. Un cortège de 8000 personnes s’élance sur le cours des 50 Otages. Il y a un peu moins de monde dans la rue que le 12 septembre mais qu’importe : un cortège de tête, massif compact et dynamique sème des punchlines sur les murs. De nouveaux secteurs se sont mis en grève. Des syndicalistes sont présents au côté de la jeunesse. La créativité est partout, sur les banderoles, les tags et les pancartes.Un petit mot circule de mains en mains et donne le sourire aux participants. Il est prévu d’aller murer le seul local de la République en Marche à Nantes : la permanence du député opportuniste François de Rugy, passé de l’écologie au vallsisme puis au macronisme, expert des trahisons en tout genre, président de l’Assemblée nationale, unanimement méprisé. L’action est envisagée avec toutes les composantes de la manifestation, et est annoncée au micro de la CGT à la fin du parcours officiel. Une ligne de syndicalistes et de manifestants du cortège de tête s’engage sur le cours Olivier de Clisson. L’ambiance est électrique. Une ligne de gendarmes mobiles et de BAC vient au contact. Elle est emportée sur plusieurs dizaines de mètres par le flot qui s’avance. Pendant quelques secondes, la police semble dépassée.

Sans raison, un déluge de grenades en tout genre s’abat sur la foule. L’objectif parait être de séparer la jeunesse des syndicalistes. La BAC charge. Confusion. Corps à corps à l’avant, échanges de projectiles derrière. Le commissariat au milieu est pris pour cible. Comme souvent, le gros des manifestants ne prend pas part aux offensives mais ne se disloque pas non plus. Soutien tacite. A chaque fois que le cortège de tête tente de rejoindre la CGT – qui est en première ligne –, la police déchaine sa violence. Le cortège est repoussé par les charges vers Hôtel Dieu, puis Gloriette où des conteneurs sont renversés. Pluie de lacrymogène sur le parking. Après un moment de flottement, tout le monde se retrouve devant le square Daviais. Malgré l’extrême violence des policiers et de nombreux blessés, il reste encore 2000 personnes. Les camions syndicaux ont tenu bon. Et puisque la permanence du député est inaccessible, le mur sera construit au beau milieu de la route, en plein cœur des flux de la métropole. Une chaîne s’organise joyeusement pour acheminer les parpaings et les sacs de ciment. La construction du mur est participative. Quelques instants plus tard, c’est un mur d’une quinzaine de mètres de long qui est érigé et immédiatement tagué dans la bonne humeur, sous le regard aussi impuissant que menaçant des forces de répression.

Des discours particulièrement enthousiastes et offensifs sont prononcés depuis les camions sono. Les constructeurs posent bras dessus bras dessous derrière la "muraille de la résistance" avant d’entonner l’Internationale. Un orateur avisé rappelle avec pertinence que cette journée marquée par l’alliance entre toutes les composantes du mouvement est précieuse, historique. Et il est vrai qu’elle fait furieusement penser au Mai 68 nantais, lors duquel ouvriers, paysans et étudiant ont pris la préfecture et géré la ville pendant plusieurs jours. Le moment de joie continue avec un apéro et un dancefloor improvisé sur l’asphalte. Une poignée de nazillons échappés de leur stade de foot, venue narguer la manif, est repoussée par des militants en chasuble. Bonne ambiance. Mais l’hélicoptère réapparait dans le ciel, et un canon à eau approche. La préfecture a décidé de sonner la fin de la récréation. La BAC passe à tabac quelques jeunes au hasard un peu plus loin, avant de lancer des grenades de désencerclement. Les gendarmes chargent et le char d’assaut des CRS s’attaque au mur. La plupart des manifestants ont quitté les lieux. Le camion de l’Union Locale CGT Sud Loire est alors attaqué par la police. Certains de ses occupants sont sortis, tabassés et interpellés. Il faut faire payer à ces syndicalistes le moment d’unité qui vient de se produire. Cinquante personnes se réuniront en soutien devant le commissariat, et seront à nouveau chargées.

Ces représailles pathétiques n’entament en rien la force de cette journée qui marque une progression importante dans la lutte à Nantes, et une construction concrète du rapport de force. On se quitte en se promettant des rendez-vous très bientôt.

Au total, au moins 11 personnes ont été arrêtées, et plusieurs blessés sont à déplorer dont deux touchés au visage par des munitions policières.

Nantes : mobilisation et répression policière: le récit CGT du 21 septembre

Mis a jour : le vendredi 22 septembre 2017 à 14:05

 

Voici la vraie version de cette journée de mobilisation dans le 44 (éteignez BFM, TFI ou France 2 qui ont pourtant tout vu)

Tôt le matin, différentes actions menées par les unions locales comme le blocage d’un rond-point à Indre ou le péage gratuit au Bignon (35 camarades)

Puis manifestations à saint Nazaire (2500), Châteaubriant  (150) et Ancenis (100), en recul mais de bonne facture et motivées.

 

 

 

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Il faut dire que le 21 n’a pas été annoncé depuis longtemps comme le 12, qu’une deuxième date rapprochée est compliquée pour certains, et surtout que l’annonce du 10 octobre (journée intersyndicale large dans la fonction publique) a démobilisé les agents publics ( le camp réformiste tente de diviser le mouvement, il faudra le contrer en faisant du 10 une journée interprofessionnelle !)

A Nantes, en recul aussi sur le nombre, avec 7000 manifestants. Ce qui est notable est ailleurs :

Une discussion avec les révoltés (ou cortège de tête comme ils se nomment) a permis pour la première fois une manifestation et une action commune, sans débordement.

Pourtant du débordement il y en a eu : mais c’est à mettre à l’actif des forces « du désordre » : en effet, nous avions convenu de mettre fin au « traditionnel » second tour effectué par les révoltés et quelques forces cgt en proposant une action collective symbolique : il s’agissait de murer la permanence de François de Rugy, ex elu EELV, passé à la Macronie et 3e personnage de l’Etat (président de l’assemblée nationale). C’est le genre d’action que nous avons fait maintes fois sans heurts. Mais les infos ont dû vite passé. Et en Macronie, nous sommes considérés comme des extrêmes, fainéants et cyniques. Surtout on ne tolère pas de « crime de lèse-majesté ».

Un cordon de gardes mobiles a empêché la CGT de continuer le trajet suite à la manif et, malgré nos tentatives solidaires, des jets nourris de lacrymo et grandes de désencerclement ont séparé le cortège qui a été repoussé manu militari.

Après la pagaille,  un flottement a failli avoir raison de notre projet mais les manifestants (1500 environ) se sont rassemblé près du CHU avec calme et détermination. Les camions ont alors été vidés des 200 parpaings prévus pour notre action via une chaine humaine. Un mur de 15 m de long a ainsi été érigé a une vitesse impressionnante, sous le regard des forces de police stoïques.

Après cette victoire symbolique mise en valeur par  les prise de parole (résistance, solidarité, tous ensemble jeunes et salariés…), des chants, des photos de groupe, la fête a pris fin avec la revanche des chiens de garde du pouvoir

Alors que tout le monde quittait le lieux dans le calme, la charge a été violente et incompréhensible.

Les gardes mobiles et la bac ont chargé : deux camarades de l’ul sud loire sont en garde à vue accusés de jets de projectiles, un autres ont été blessé par des LBD (flash Ball) et admis au CHU. On suppose d’après des témoignages que d’autres camarades et autres manifestants ont aussi été arrêtés.

Qu’avaient-ils fait sinon exercé leur droit de manifesté : cette attaque est un précédent que nous ne pouvons laissé sans réponse.

Dès demain (22 septembre) l’union départementale va examiner les possibilités juridiques pour accompagner les plaintes des camarades et/ou pour se porter partie civile contre des violences policières insupportables et sans justification.

Dans le même temps nous allons communiquer médiatiquement sur les tentatives policières pour étouffer la contestation et le mouvement social en devenir.

Ni terroristes comme dirait Gattaz, ni gauchiste comme nous affuble TF1 ce soir, nous sommes déterminés à faire respecter nos droits, dans un état de droit qui ne tolère pas que la police réprime le mouvement social.

Faites passer largement le message dans la CGT

fraternellement

Le secrétariat de l’UD CGT 44

Marcelo

Author: Marcelo

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