le débat de l'Avant-Première du film "Les Pieds sur Terre" au Cinéma le concorde

le débat de l’Avant -première du film les "Pieds sur Terre au Cinéma concorde à Nantes le 19 avril 2017.

Cinéma le Concorde

Sortie Nationale le 3 mai 2017 : extraits du film ci-dessous

http://les-pieds-sur-terre.fr/

A ce moment d’élections, il est bon de se rappeler que NI Macron, NI Lepen n’ont de bonnes intentions au sujet de l’environnement et du futur de Notre Dame des Landes .

 

France culture ce matin du 4 mai 2017

Ils ne voient pas du tout l’enjeu et l’avenir qui se construit ici

(ni sur l’écologie absente du second tour)

(tjs France Culture de ce matin)

tout simplement notre futur possible à l’élaboration d’une nouvelle manière d’appréhender notre politique ensemble.

Ne plus être le jouet de nos décideurs de tout poil mais inventer

un avenir à sa portée au jour le jour, c’est ce qui se vit ici.

C’est pourquoi, ils veulent le détruire, c’est trop dangereux pour eux cet exemple.

Prise de parole du directeur du Cinéma Le Concorde

où se réunit le Comité NDL Chantenay.

"T’as les pieds sur terre ?"

Débat après la diffusion

"Le but du jeu est de poser des questions et donner votre sentiment au sujet du film que vous avez vu !"

Morgane : une des habitantes du hameau du Liminbout.

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Les Réalisateurs

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Marcel paysan au Liminbout

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Sylvie : paysane au Liminbout

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Paroles des habitants du Liminbout

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Film militant ?

Le choix du lieu : réponse des Réalisateurs

Claude et Marcel : situation de la Zad

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3_pied_sr_terre_C.jpg, mai 2017

La suite

Il reste combien de paysans à Notre Dame des Landes.

Comment défendre la Zad de Notre Dame ?

"On a une longue expérience de ce genre de choses, tout l’automne dernier on craignait la consultation..." Marcel

Ecrits de Sylvie et Marcel

dans leur blog dans le site de l’ACIPA "Paroles de Campagne"

Décembre 2012, période agitée :
- un temps de chien en permanence
- les terres sont trempées
- les flics sont toujours là, avec deux points de blocage, ils créent une ambiance d’état de siège et tout le monde est sur les dents
- un monde fou sur la D 81 et la D 281, une file de voitures et camions à perte de vue, des assemblées générales avec 50 à 200 personnes toutes les semaines
- des photographes, des réalisateurs, des journalistes plusieurs fois par semaine qui viennent voir comment les indigènes vivent toute cette agitation et comprendre le pourquoi de la chose
- et enfin gérer la commission du dialogue : est-ce vraiment une pause ? Faut-il y participer, au moins nos experts ? Que nous prépare le préfet après avoir détruit 13 maisons ?
- et puis, et puis, la ferme de Bellevue ! Serge va partir à la fin de l’année, c’est évident ! Avec Copain, on ne veut pas que l’État détruise à nouveau une ferme ! Déjà, qu’ils ont détruit une maison au Liminbout !

 

C’est dans cette ambiance, que pendant la traite, à la nuit tombée, Claude passe avec deux personnes, deux ombres presque, qui veulent faire un film sur le village du Liminbout : la lutte vue depuis ce village qui regroupe des gens assez différents. Pour nous, pas de problème : on n’a rien à cacher et plus on parle de ce projet, plus son absurdité sera connue, plus ce sera bon pour nous.

 

C’est ainsi que nous avons fait la connaissance de Batiste et Bertrand. Pendant longtemps, ils sont venus tous les 15 jours et pendant deux jours pour réussir à voir tout le monde. Pas si simple de voir tout le monde : - le couple de locataires, pas à 8 h00 le matin, c’est trop tôt pour les deux B, donc après 18h00 – Bruno, le voisin agriculteur, pas très bavard, faut le prendre le midi entre deux chantiers – nous et Claude et Christiane, c’est plus souple, nous sommes souvent là – et enfin, chez les voisins occupants, c’est pas facile d’avoir les mêmes à chaque fois.

 

Nous avons apprécié au fil du temps, leur respect pour nous, leur bienveillance, leur complicité joyeuse, l’amour de Batiste pour les animaux et la capacité d’écoute de Bertrand. C’est avec plaisir que nous les voyions revenir à chaque fois. Même si après leur départ, on se demande toujours si ce qu’on a dit est juste, clair, respectueux et présentable dans un film.

 

Ils accumulaient ! Ils accumulaient et semblaient heureux de notre travail à tous. Puis les visites se sont espacées.

 

Ils avaient des contacts avec Christian Rouaud et en juillet 2014, ils nous ont fait poser chacun au soleil pour un temps de présentation, un peu comme dans « Tous au Larzac ».

 

Là, on s’est dit, c’est pour bientôt ! « Ah non, pas avant le printemps prochain » nous ont-ils répondu.

 

Longtemps après, ils nous ont donné un code d’accès pour voir le pitch : un résumé en 10 mn. On l’a trouvé génial : drôle et avec une qualité d’image magnifique. Mais cela ne nous donnait toujours pas d’idée sur le contenu du film.

 

Et… c’est en juillet 2016, qu’ils nous ont fait une projection d’une version quasi définitive.

 

Difficile d’avoir un avis objectif sur un film qui nous concerne ! On y retrouve la diversité et la richesse des personnages de ce hameau : les débats, frottements, complicités, ouvertures aux autres et constructions communes. C’est à l’échelle d’un village, une des caractéristiques de cette lutte. Cela traite d’êtres humains et ce n’est pas un nouvel argumentaire ou historique sur la lutte, mais cela peut aider à comprendre l’ambiance de cette lutte. Une cinquantaine de personnes étaient là et tous ont beaucoup aimé et pensent que ce film se situe au cœur de ce que nous vivons.

 

Au-delà de la vie d’un village, au-delà d’une lutte, ce sont des questions bien plus universelles qui sont traitées.

 

Des humains qui acceptent leurs différences pour se côtoyer avec bienveillance, n’est-ce pas un bon sujet par les temps qui courent ?

 

Avec votre comité de soutien, prenez contact avec votre cinéma pour le programmer chez vous. Vous pouvez aller sur le site et voir la bande annonce : http://les-pieds-sur-terre.fr/

 

Présentation par les auteurs

 

Parmi la soixantaine de lieux de vie qui se trouvent sur la zone, Le Liminbout a un caractère unique. Il est le seul où cohabitent habitants historiques et squatteurs venus de différents coins de France et d’Europe pour participer à la défense de ce territoire menacé par le projet d’aéroport.

En suivant le quotidien des habitants de ce hameau, le film saisit la vie qui se met en place lorsque les diverses composantes d’un territoire prennent ensemble le risque de défier l’État et le Marché. Si la lutte contre l’aéroport est au cœur des préoccupations de chacun, ce qui se joue entre ces habitants si différents relève d’une dimension bien plus universelle.

Par Sylvie et Marcel, paysans au Liminbout à Notre Dame

 

 

Fin du débat : il est temps d’aller voir le film qui est sur vos écrans et actuellement au cinéma le Concorde à Nantes

dont on est très fier d’avoir un cinéma ouvert comme celui-la

Il est une pièce importante dans lutte contre l’ignorance et la barbarie de la bête et celle qui l’alimente celle du calcul et du contrôle qui nous dés-humanise comme le dit Edgard Morin.

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Article de presse locale du 3 mai 2017

Presse Océan du 3 mai 2017

Ouest France du 3 mai 2017

Ouest France du 3 mai 2017

Qu’en pensent les candidats à la présidentielle ?

Marine Lepen

"Moi, je suis contre cet aéroport depuis le départ sauf que il y a eu une consultation populaire et par conséquent rien ne peut aller contre une consultation populaire .

"Le peuple a toujours raison voilà, c’est aussi simple que cela la décision a été prise et la fermeté doit être de mise . L’état c’est le représentant de l’ensemble du peuple et il doit acter la loi, voilà"

"Marine Lepen pour qui il n’est pas question qu’un petit groupe d’anarchistes : les zadistes de Notre Dame des Landes fassent céder indéfiniment l’Etat Français promet une évacuation rapide Emmanuel Macron entend prendre lui le temps d’une nouvelle médiation".

Emmanuel Macron

"Je demande un médiateur car je pense  que ça peur faire descendre la pression mais je le nomme pour six mois maximum et à l’essai de ces six mois, je ferai évacuer ...la Zone avec les forces de l’ordre qui s’imposent si on n’a pas réussi à faire baisser la pression . Il y a une situation d’ordre publique sur le terrain ...impossible .

C’est facile de dire, moi j’irai, j’enverrai l’armée, allez faire un Sivens puissance dix parce que c’est çà !

Donc moi, j’arrive , j’essaierai d’apaiser les choses, je crois au dialogue, je pense que l’on peut les apaiser en six mois

si je n’arrive pas, je prendrai mes responsabilités .."

Ils ont vu le film ?

Ils n’ont rien compris au film, je crois ?

à suivre ce matin extrait de France Culture à 7 h au sujet de Notre Dame des Landes.

le journal

Extraits du journal de France Culture de ce matin du 4 mai 2017

critique du film dans la page dédiée du Télérama du 3 mai 2017

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Marcelo

Author: Marcelo

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