Délit de Faciès

Délit de Faciès et répression des manifs de soutien : France  / Février 2017

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D_delit_de_facies.dessin de JT JPG, fév. 2017

 

RAS sur la problématique des violences policières institutionnalisées :

La liste continue et les rassemblements en soutien aux victimes sont enserrées, arrêtées et réprimées, donc n’ont pas le droit d’exister et les rebelles sont condamnés ilico presto six mois ferme tandis que les enquêtes s’enlisent comme pour celle de la mort de Rémi Fraisse.

Pathétique justice de classe... qu’elle morale dans ce pays

à lire sur Nantes Révoltée

Nantes : la manifestation pour Théo attaquée et nassée par la police

Il y en avait du monde ce mercredi soir, Place Bouffay, en colère contre le viol de Théo à Aulnay-sous-Bois et plus généralement contre la violence d’État. Beaucoup de monde et de courage, malgré le dispositif policier délirant, avec des centaines de policiers ceinturant la place, contrôlant les passants et bloquant l’accès des grands axes de circulation.

500 personnes se retrouvent sur la place à la nuit tombante. Contre les humiliations, le racisme, et l’impunité policières. Alors qu’ont lieu des prises de paroles, on apprend que plusieurs manifestants ont déjà été interpellés. Derrière une banderole « Solidarité avec Aulnay, justice pour Théo », le cortège s’ébranle, dans l’air rougi par les fumigènes. Nous sommes autour de 19H.

Un cri émerge alors de la foule « La police viole, Nantes, debout, soulève toi », ou « Zyed, Bouna, Théo et Adama, on n’oublie pas, on ne pardonne pas ».

Un quart d’heure plus tard, la manifestation est déjà terminée. Place de la Petite Hollande. Encerclée par des dizaines de policiers en armures et d’ombres de la BAC, couvertes de noir des pieds à la tête, braquant le viseur lumineux de leurs armes à hauteur de têtes. Y compris celles de journalistes.

Entretemps, le cortège avait été chargé plusieurs fois, et visé par des salves de grenades lacrymogènes devant l’hôtel Dieu. Un hélicoptère braque son projecteur surpuissant sur la foule prise en étau dans une cellule à ciel ouvert, de casques et de boucliers. Des coups pleuvront sur quelques manifestants encerclés. La police ira jusqu’à gazer au sein de la nasse. Et charger ceux qui, à l’extérieur, protesteront contre la méthode.

Une deuxième manœuvre tentera d’encercler à nouveau un groupe de manifestants fraîchement relâchés. Une quinzaine de personnes sont emmenées au poste.

Nous sommes en France, en 2017. État d’urgence et fin de règne socialiste. Dans une ville où 40 militants d’extrême droite armés et casqués ont pu parader dans les rues vendredi dernier. Dans une ville où 500 personnes défilant contre un crime policier sont attaquées.

Vos répressions ne tariront pas notre seum.

 

Marcelo

Author: Marcelo

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