VOTE BLOQUÉ CE 10 MARS / Le pouvoir cherche à les humilier. Il n'y a plus de corps intermédiaire, rien à négocier. Entre le pouvoir et la rue, ne reste que la police.

Contre-Attaque

 MACRON VEUT LA GUERRE 
- Deux options possibles pour retirer la réforme selon les proches de Macron : une grève générale totale ou des émeutes généralisées -
Le journal néolibéral «L'Opinion» livre ce vendredi 10 mars les «confidences» de l’Élysée à propos de la réforme des retraites. Et il titre : «Pourquoi Macron ne cédera pas».
Alors que le Sénat a voté le recul de l'âge de départ en retraites, malgré des mobilisations jamais vues depuis des décennies en terme de nombre, Macron fait savoir qu'il n'a aucune intention de reculer. L'article rapporte seulement deux cas où le gouvernement pourrait céder :
 «Un pays à l'arrêt, c'est à dire une grève générale reconductible qui produirait un choc économique». Mais «On n'en est pas là» fait savoir l’Élysée. En effet, les journées de grèves sont massives mais seuls quelques secteurs clé se jettent dans la bataille durablement, et si les blocages sont nombreux, ils ne suffisent pas encore. Seule une paralysie totale, comme en Mai 68 avec 10 millions de grévistes, pourrait gagner.
 Autre possibilité évoquée : «si Paris est en feu, s'il y a un problème aigu de maintien de l'ordre». Donc un scénario du type Gilets Jaunes, où les édifices publics sont pris d'assaut, les lieux de pouvoir attaqués, et des barricades qui flambent dans les villes et les campagnes, avec des affrontements tellement nombreux que l'appareil répressif ne peut pas faire face. Le macroniste Gilles Savary confie même qu'un «mort dans une manifestation ou un attentat» pourrait faire abandonner la réforme. Sur ce point, l'ancien socialiste est totalement pervers et irresponsable, mais il se trompe : les autorités françaises assument désormais parfaitement le fait que la police puisse tuer des contestataires, et un attentat permettrait d'instaurer un état d'urgence et une répression encore plus dure.
 Dans un discours prononcé jeudi, le chef de la CFDT Laurent Berger pleurnichait : «que faut-il faire pour être entendu ?», «ce mépris est incompréhensible quand on a deux millions de personnes dans la rue». On apprenait dans la presse que les directions syndicales supplient depuis des semaines Macron de négocier pour pouvoir canaliser le mouvement, mais que l’Élysée refuse toute rencontre. Le pouvoir cherche à les humilier. Il n'y a plus de corps intermédiaire, rien à négocier. Entre le pouvoir et la rue, ne reste que la police.
En résumé, Macron est en guerre. C'est un petit manager tyrannique, un autocrate pyromane. Seul un choc économique et des émeutes généralisées pourraient l'arrêter. Les conseillers de l’Élysée nous indiquent-ils la voie à suivre ?
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Source : https://www.lopinion.fr/.../retraites-pourquoi-emmanuel...

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Marcelo

Author: Marcelo

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